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Facebook reactions : une nouvelle façon d'interagir avec les publications du fil d'actualité

Facebook reactions : une nouvelle façon d'interagir avec les publications du fil d'actualité

26 février 2016Par Jean-Samuel Gauthier
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Facebook lançait cette semaine un complément au classique bouton « J’aime » avec les « réactions », soit un ensemble de 6 émoticônes : « J’aime », « J’adore », « Haha », « Wow », « Triste » et « En colère ». Ce lancement survient après plusieurs mois d’essais auprès de marchés-tests en Irlande et en Espagne.

[img]emojis.jpg|500||true|Facebook Reactions|[/img]

Enfin un bouton « Je n’aime pas »… ou presque!

Malgré la forte demande pour un bouton « Je n’aime pas », le réseau social n’a pas cédé sous prétexte que cela amènerait du négatif au traditionnel fil d’actualité. Par contre, avec le lancement de Reactions, les utilisateurs peuvent désormais être plus expressifs qu’avec une simple mention « J’aime ».

Comme le souligne Chris Cox, chef de produit chez Facebook, le réseau social a conçu Reactions en examinant les réactions et sentiments les plus régulièrement exprimés par les utilisateurs. Il espère ainsi offrir une solution plus développée qu’un simple bouton « Je n’aime pas ».

Sur l’application mobile, une pression de quelques secondes fait apparaître ces nouveaux émoticônes, tandis que sur le site régulier, un simple survol au-dessus du bouton « J’aime » suffit.

Des impacts sur le fil d’actualité

Alors, qu’est-ce que signifie l’arrivée des reactions pour des usagers de Facebook comme vous et moi? Est-ce que cela risque d’influencer le contenu qui nous est présenté? La réponse est oui.  

Il faut savoir que Facebook utilise déjà les mentions « J’aime » depuis longtemps pour savoir si tel ou tel contenu intéresse ou non les internautes. Évidemment, l’ensemble des mentions « J’aime » et interactions d’un utilisateur avec les publications permet de mieux connaître cet internaute, ce qui fait en sorte que Facebook peut lui proposer du contenu qui lui plaira et qui permettra de le garder accroché à la plateforme plus longtemps. 

Pour le moment, Facebook n’attribuera pas de signification différente aux reactions; on leur attribuera la même valeur qu’une mention « J’aime ». Cela sous-entend qu’un utilisateur qui appose un des 6 émoticônes, que ce soit un « J’adore » ou un « Triste », ne fera qu’indiquer à Facebook qu’il a un certain intérêt pour ce type de contenu. 

Tel qu’expliqué dans sa salle de nouvelles, Facebook laissera les reactions se stabiliser avant d’attribuer une valeur différente à chaque émoticône, valeur qui permettra de juger avec plus de précision le contenu à présenter aux internautes comme nous.

Nouvelles opportunités et nouveaux défis pour les gestionnaires de communauté

Quels seront les défis et opportunités pour des spécialistes du marketing numérique comme nos Nmédiens? 

À l’heure actuelle, il est difficile de savoir exactement ce que ces émoticônes génèreront comme données. Chose certaine, ils permettront éventuellement de mieux connaître notre auditoire et mesurer avec davantage de précision son engagement envers les publications. Ces données se retrouveront fort probablement dans les statistiques de performances de page (insights) et pourront être utilisées par les gestionnaires de page.

[img]stats-emojis.png|600||true|Stats Facebook Reactions|[/img]

Mais cette nouveauté risque également d’amener son lot d’enjeux, notamment concernant l’interprétation desdits émoticônes par les gestionnaires de communauté. Par exemple, une mention « En colère » ou « Triste » doit-elle être nécessairement considérée comme une rétroaction négative? Des mentions « En colère » peuvent-elles signifier que les utilisateurs ciblés ne sont pas les bons? 

Pour le moment, je crois qu’on peut interpréter le tout cas par cas. L'engagement et l’intérêt des utilisateurs se mesureront assurément avec la corrélation entre le contenu de la publication, les commentaires et les émoticônes.