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L'utilisation de polices d’écriture personnalisées pour le Web

8 février 2016Par Marc-André Morin
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Il faut toujours être prudent lorsqu’on entre dans le monde complexe des droits d’auteur, car dans une société où tout est immédiatement médiatisé, la moindre petite violation d’utilisation ou de distribution peut s’avérer très coûteuse pour la personne prise en défaut.

Par conséquent, lorsque nous sommes intégrateurs Web, nous devons respecter les maquettes visuelles de l’équipe de design. Mais que devons-nous faire avec les polices d’écriture personnalisées? Est-ce que nous violons les droits d’auteur si nous utilisons une typographie licenciée?

Voici quelques explications qui clarifieront, peut-être, certaines interrogations.

Un problème en pleine expansion

Il y a quelques années, il était impossible d’ajouter une police d’écriture personnalisée à un site Web, car le navigateur affichait seulement les typographies présentes dans l’ordinateur de l’utilisateur. Ainsi, même si nous voulions utiliser une police sous licence comme « Helvetica Neue », nous n’étions pas responsables du fait que l’utilisateur ait les fichiers installés sur sa machine. La seule manière de faire afficher universellement l’écriture était donc de créer une image avec la police préalablement achetée. Ainsi, il n’y avait pas de distribution jugée illégale.

Dorénavant, avec le CSS3, nous pouvons inclure des fichiers de typographie dans nos sites. Les designers peuvent maintenant laisser aller davantage leur créativité et utiliser des polices d’écriture artistiquement différentes de celles que l’on voit tous les jours sur le Web. Le problème se crée ici : J’ai acheté une police d’écriture et je l’inclus dans mon site pour que tout le monde puisse la voir, les fichiers deviennent à la portée de tous, donc distribués. On brise ainsi les droits d’auteur malgré le fait qu’on ait payé pour l’utilisation de la police d’écriture.

Le contraire est aussi possible, c’est-à-dire que la police est distribuée, mais les droits d’utilisation sont limités. Il faut surtout faire attention à des sites comme « dafont.com », qui distribuent gratuitement une liste impressionnante d’écritures variées, mais qui ne sont pas nécessairement libres d’utilisation.

Il est donc important de lire attentivement les notes fournies avec les fichiers sources de la police d’écriture afin d’en connaître les droits d’utilisation.

Respecter les droits d’auteur

Lors du téléchargement de la police d’écriture, il est important de vérifier l’existence d’un fichier texte qui vous informera de l’utilisation que vous pouvez en faire. Parfois, le fichier texte en question n’est pas inclus dans les fichiers sources, mais cela ne veut pas dire qu’elle est libre de droits. Il est donc préférable de s’informer au titulaire de la typographie avant d’en faire l’utilisation sur votre site.

Une autre alternative existe aussi : un système de « pages vues ». La police d’écriture est gratuite jusqu’à, par exemple, 15 000 vues et ensuite, il faut la payer. Bien entendu, c’est un risque à prendre puisqu’on ne sait jamais combien de visiteurs peuvent naviguer sur le site Web en question.

Existe-t-il une solution simple?

Depuis peu, Google a mis en place une librairie de polices « Open source » qui sont gratuites, légales et simples d’utilisation. À ce jour, beaucoup de polices sont disponibles et avec la collaboration récente de « Adobe Edge Web Fonts », de plus en plus de typographies libres seront mises en place.

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Bibliographie